Brèves - Luuuuuttes

educsLes éducs' dans la rue

Des associations de prévention spécialisée de la métropole (Itinéraires, FCP, Avenir et Loisir, Rencontre et loisir) se battent pour ne pas disparaitre. Le département doit faire des économies et choisit de taper sur les éducs de rue, seule main tendue et dernier recours pour des milliers de gamin.es et de jeunes adultes en détresse.

Rassemblements, manifs', conférence de presse, la détermination est présente mais les deux plus petites assos' risquent de disparaître et avec elle 15 salarié.es dont 8 éducateurs.trices. En cause, des financements en baisse de 13% depuis 2015, et une nouvelle baisse annoncée de 15% d'ici 2020. Décision finale du Conseil départemental le 18 juin.

Lire la suite : Brèves - Luuuuuttes

Va-t-on nous ravir Le Ravi ?

Cet hiver, le journal satirique provençal sortait une enquête sur l'Office départemental d’éducation & de loisirs du Var (ODEL). Le Ravi y révèle que les cadres de cette asso' de loi 1901, arrosée par les pouvoirs publics, touchent de beaux salaires : on en voit même un émarger à 177 625 euros pour 2013.

En fouillant un peu, Le Ravi trouve un mélange des genres, entre élu.es et dirigeant.es. En 1996, Hubert Falco, alors président RPR du Conseil général du Var, octroie une subvention et nomme Josette Pons – par ailleurs conseillère générale et député-maire de Brignoles – présidente de de l’ODEL. En 2000, Pons nomme son dir’ cab’ à Brignoles… directeur de l'association.

Épinglé, Lauriol, patron de l’ODEL (et conseiller départemental LR du Var), a porté plainte pour « diffamation », réclamant « 32 500 euros ». Lauriol, pourtant, joue la montre, et fait repousser une quatrième fois le procès, pendant que l’ODEL attaque à son tour Le Ravi

Plus d'infos sur le site du Ravi : cliquez-ici

Lettre ouverte des étudiant.es dubliné.es

"Nous sommes des étudiants exilés inscrits dans les différentes facultés de Lille sur ses 3 campus : Cité scientifique, Pont de bois et Moulins. Nous ne sommes pas dans le programme Pilot de l’Université de Lille.

Notre demande d’asile a été enregistrée par la Préfecture en procédure Dublin, ce qui nous met dans une situation extrêmement difficile :

- L’Etat français veut nous renvoyer dans le pays européen où nous avons été enregistrés (souvent de force et sans aucune solution pour déposer une demande d’asile) Mais si nous sommes renvoyés, nous serons expulsés vers la Lybie ou le pays que nous avons dû fuir et où nous risquons notre vie.

- Nous sommes assignés à résidence, c’est-à-dire que nous devons nous rendre deux fois par semaine au commissariat (Police de l’Air et des Frontières) pour signature, contrainte qui dure souvent une demi-journée (et donc manquer les cours)

- Pour certains, après avoir signé pendant 45 jours, nous sommes maintenant sous le coup d’un arrêté de transfert vers l’autre pays européen (en général l’Italie ou l’Espagne),

- Pour la plupart notre allocation ADA (demandeur d’asile) a été supprimée et nous n’avons pas de logement, ni repas, ni titres de transport,

- Nous n’avons pas le droit de travailler donc impossibilité de trouver une entreprise pour un stage (obligatoire) ou un travail saisonnier.

Nous attirons votre attention sur notre situation qui n’est pas connue. En tant qu’étudiant, nous devons bénéficier de tous les droits quelle que soit notre situation. Nous sommes titulaires d’une carte d’étudiant, nous suivons les cours et passons les examens.

Etudier est un droit, aussi nous demandons de façon collective votre aide pour faire connaître notre situation, interpeler la préfecture pour passer nos demandes d’asile en procédure normale, pour pouvoir continuer nos études, obtenir une bourse et nous insérer dans les dispositifs du Crous afin de disposer d’un logement.

Vous pouvez nous soutenir en signant la pétition ci jointe et en envoyant vos messages de soutien à cette adresse e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Les étudiantes et étudiants dubliné-es, collectivement"

Bastamag fait la nique à Bolloré

En 2012, Bastamag publie un papier sur l'accaparement des terres agricoles en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Parmi les investisseurs : le « groupe Bolloré, via une holding luxembourgeoise, la Socfin ». Cette dernière « gère des plantations d'hévéas et de palmiers à huile en Afrique et en Asie », suscitant les critiques des populations locales et des organisations internationales.

Bolloré, mécontent d'être exposé, a entamé dans la foulée une procédure en diffamation… qu'il vient de perdre. La Cour de cassation vient « de désavouer totalement et définitivement le groupe Bolloré ». En attendant, les frais judiciaires montent à 13 000 euros pour Bastamag. Affaiblir la presse indépendante est l’objectif des grandes entreprises, explique le journal : « dissuader d'enquêter et les réduire au silence, pour que le “secret des affaires“, quand celles-ci ont des conséquences potentiellement néfastes, demeure bien gardé ».

Comme l'indique Basta, « la loi sur le secret des affaires, adoptée fin mars par l'Assemblée nationale, risque de compliquer encore davantage le travail d'enquête journalistique sur les pratiques des multinationales ». En effet, cette loi permet aux entreprises de porter plainte contre « quiconque porterait à la connaissance du public une information sur leurs activités sur laquelle elles auraient préféré maintenir l'omerta ».

Vu les procédures bâillon et autres intimidations, la presse indépendante n'a jamais été aussi nécessaire.

Plus d'infos sur le site de Bastamag : cliquez-ici

La Brique n°54 sur les ondes

Le jeudi 29 mars, La Brique présentait son dernier numéro "L'erreur est urbaine", au Alt'O Post à Fives. Cette présentation a été réalisée en présence de l'APU Fives ainsi que de la maman de Sélom. Ce dernier a été happé par un TER avec son ami Matisse, alors qu'ils fuyaient une brigade de police. Cet "apéro-brique" a été l'occasion pour André de RadioCampus d'enregistrer son émission. Cette dernière a été diffusée ce mardi 3 avril et peut s'écouter par ici : L'erreur est urbaine au Alt'o Post

Au programme :

"La présentation du numéro 54 du média libre, La Brique (Lille)
La vie dans les quartiers de banlieue, à Fives-Lille, en France, en 2018.

- Lille-Fives Fives,le Festival « A nous la ville !
- Les luttes actuelles, cheminots, étudiants, le mouvement social, la rupture de la franchise universitaire . . .
- Le logement et les projets urbain dans la métropole de Lille.
- Répressions, La mort de Sélom et Matisse, le traitement des faits divers par la voix du nord.
- Le témoignage de la maman de Sélom.
- Le climat délétère organisé.
- Le traitement des faits divers par la voix du nord.
- Rénovation urbaine, la comédie de la consultation des habitants."

Bonne écoute !

Page 1 sur 30

Rechercher

logo jemabonne

En brèves

  • Brèves - Luuuuuttes

    Les éducs' dans la rue Des associations de prévention spécialisée de la métropole (Itinéraires, FCP, Avenir et Loisir, Rencontre et loisir) se battent pour ne pas disparaitre. Le département doit faire des économies et choisit de taper sur les éducs de rue, seule main tendue et dernier recours...

    Lire la suite...

  • Va-t-on nous ravir Le Ravi ?

    Cet hiver, le journal satirique provençal sortait une enquête sur l'Office départemental d’éducation & de loisirs du Var (ODEL). Le Ravi y révèle que les cadres de cette asso' de loi 1901, arrosée par les pouvoirs publics, touchent de beaux salaires : on en voit même un émarger à 177 625 euros...

    Lire la suite...

  • Bastamag fait la nique à Bolloré

    En 2012, Bastamag publie un papier sur l'accaparement des terres agricoles en Afrique, en Amérique latine et en Asie. Parmi les investisseurs : le « groupe Bolloré, via une holding luxembourgeoise, la Socfin ». Cette dernière « gère des plantations d'hévéas et de palmiers à huile en Afrique et en...

    Lire la suite...

  • Lettre ouverte des étudiant.es dubliné.es

    "Nous sommes des étudiants exilés inscrits dans les différentes facultés de Lille sur ses 3 campus : Cité scientifique, Pont de bois et Moulins. Nous ne sommes pas dans le programme Pilot de l’Université de Lille. Notre demande d’asile a été enregistrée par la Préfecture en procédure...

    Lire la suite...

  • La Brique n°54 sur les ondes

    Le jeudi 29 mars, La Brique présentait son dernier numéro "L'erreur est urbaine", au Alt'O Post à Fives. Cette présentation a été réalisée en présence de l'APU Fives ainsi que de la maman de Sélom. Ce dernier a été happé par un TER avec son ami Matisse, alors qu'ils fuyaient une brigade de police....

    Lire la suite...

  • 10 Avril - Faidherbe doit tomber

    Le 10 avril prochain à la MRES, le collectif Afrique, Survie Nord, le FUIQP 59/62 et l'Atelier d'Histoire critique lanceront officiellement leur campagne "Faidherbe doit tomber". L'objectif, à l'image des campagnes états-uniennes de l'été dernier visant à déboulonner les statues des généraux...

    Lire la suite...

  • Les Pimkie piqué.es au vif !

    Le 8 janvier dernier, le groupe Mulliez annonçait profiter de la nouvelle loi Macron visant « à simplifier l'embauche » pour supprimer des postes dans l'une de ses entreprises : Pimkie. Grâce aux ordonnances Macron, c'est au total 208 suppressions de postes qui étaient annoncées, et 37 fermetures...

    Lire la suite...

  • Pour les FFOC, cétacé !

    Les femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC, ceci n'est pas une blague) étaient devant le commissariat central de Lille le 7 janvier dernier pour dire non, non et non aux policier.es victimes d'agressions. Si peu de temps après que Sélom et Matisse soient morts en fuyant la police, La Brique a...

    Lire la suite...

  • COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF DE RÉSISTANCE À LA SÉLECTION

    A la suite de l'Assemblée Générale de lutte contre la sélection (25/01/2018) L'Assemblée Générale qui a eu lieu ce jour contre la sélection à l'université, et plus largement contre le plan étudiant, a réuni une centaine de personnes. Elle nous a permis de revenir en détail sur toutes les réformes...

    Lire la suite...

  • Soutenez la presse libre

    Ce qu'il faut défendre ! Alerte ! Le mensuel marseillais (national) CQFD est en galère. Avec la suppression de leurs deux emplois aidés et la baisse lancinante de leurs ventes en kiosque et par abonnement, le canard au chien rouge a besoin de soutien pour poursuivre son combat. "Pas de sub ni de...

    Lire la suite...