Robert Subiuniak près de chez vous
Lu, vu, entendu
En 1956, l’humanité connaît un événement aujourd’hui oublié, ou volontairement délaissé par toute la recherche historique : la naissance de Robert Subiuniak. Cet inventeur professionnel oeuvrera toute sa vie durant à améliorer le sort de l’humanité par le biais de ces inventions et de la Société de Bienfait Universel qu’il fondera en 1973. Tout commence en 1963. Robert, alors âgé de sept ans, sort comme tous les dimanche de chez sa tante Léontine, qui pour le récompenser de sa bonne note à la dictée du jeudi, lui donne une pièce de dix francs. Robert se précipite alors chez le marchand de bonbons situé à quelques mètres de la maison de sa tata, quand il fait choir la fameuse pièce dans une bouche d’égout. De là, il imagine sa première invention destinée à éviter ce drame urbain. Une vocation est née, Robert sera inventeur au service des problèmes quotidiens, mais non moins anéantissants de la population. Il travaillera plus particulièrement à résoudre les problèmes piétons de la vie urbaine. Un obsession qui lui est venue suite à la chute d’une partie de la fusée Soyouz juste devant ses pieds. Le jeune Robert en restera marqué à vie et considèrera à partir de ce jour la vie citadine comme une succession de dangers à éviter, et ce, bien entendu, grâce à ses nombreuses inventions. En grandissant, Robert élargit son champ d’action et tente (toujours par le biais de ces inventions) de réunir les êtres humains qui, et c’est bien là leur malheur, ont toujours en tous lieux et de tous temps, été divisé. C’est dans cette optique qu’il crée la Société de Bienfait Universel qui rassemblera les foules autour de son œuvre. Mais sa carrière, et même sa vie, basculeront en 1976. Robert à 20 ans. Il se rend au célèbre salon des inventeurs, le concours Lépine, pour y présenter sa toute dernière invention absolument révolutionnaire. Il monte à Paris et s’apprête à franchir les portes de la gloire, lorsque le ministre du commerce et de l’industrie de l’époque lui interdit l’accession au concours. Son invention est, selon lui, trop dangereuse pour la population qui n’est pas prête à se réconcilier. Elle est aussi, mais le ministre se gardera bien de le dire au jeune inventeur, nuisible pour son gouvernement qui trouve sa légitimité précisément en prétendant œuvrer contre les divisions et inégalités entre les êtres huamains. Robert Subiuniak est anéanti : L’humanité n’est pas prête à l’acceuillir. A partir de ce jour, Robert travaillera dans l’ombre et ses inventions, pourtant révolutionnaires, ne seront jamais connues du grand public. Le 10 avril de cette année 2007, Robert s’est éteint, seul dans sa maison, incompris de tous. Tous sauf sa sœur Edith qui tente aujourd’hui de faire revivre l’œuvre de son frère. Parviendra-t-elle à refonder la Société de Bienfait Universel et à réhabiliter la mémoire de Robert Subiuniak ? Affaire à suivre.
Des visites de l’ancienne demeure de Robert Subiuniak ont lieu le samedi 19 mai après midi à Haisnes-La-Bassée (dans le cadre des « Z’ailleurs de Z’art Up », Festival des Arts de la rue de Béthune), le dimanche 20 en fin d’après midi (dans le cadre des « Z’art Up », Festival des Arts de la rue de Béthune) et le dimanche 03 juin après midi à la Ferme d’en Haut à Villeneuve d’Ascq (dans le cadre de la carte blanche à la compagnie La Vache Bleue)
Lucie Horn
Et probablement d’autres visites ... (www.vache-bleue.org)

