Lille, tu peux crever !!!
« Fiers d’être Cht’tis !! »... Putain, fiers d’être cons, oui ! Que vient dire cette banderole de 50 m2 à tous les passants de la Grand-place, en hurlant du haut de ses caractères ? « On adhère au programme de la Maison Flamande » !!!
Et, entre les lignes, car c’est si fin : « comme on est vraiment trop stupides dans le vide sidéral de nos vies, on remplace les idées et le débat public par notre nombril, qui vaut mieux ici que celui des toulousains ». On nous avait déjà bien pourri l’urbain, avec ce coincetot central de lille, découpé par les quelques requins qui se le partagent, la Voix du Mort, le Furet de Dassault, ses terrasses où le bourgeois peut épier la bourgeoise (et vice-versa, c’est féminisable), c’était bien la place des monuments (aux morts), mais celle-là, on nous l’avait pas encore faite : comme si on vivait maintenant dans un stade. Merci d’avoir fait croire à tout le monde (« au nom des 4 millions de Lillois » (1) qui vous emmerdent !) qu’on avait tant rejoint la « ballade des imbéciles heureux qui sont nés quelque part » (2)
Creve !Lille-la-fièrote, Lille-la-chauvine, dont tu célèbres, non pas l’ « identité » (on le sait bien, que t’en as une, on est d’ici aussi) mais la xénophobie et le racisme le plus crétin. Même Astérix se fout de ta gueule. Crève, Ch’ti Land, incapable de considérer quoi que ce soit au-delà du bout de ton nez de morveuse arrogante, crève dans la noirceur crasse de ton nombril si précieux. Pendant ce temps, sur ton cadavre, une société s’élève, loin de toute idée même de frontière.
1 : Voix du Nord 2 : Georges Brassens, poète lillois
S.L.

