Selom, Matisse, Fives : Un maximum de bruit - Témoignages

selom matisse

Ce témoignage a été enregistré le 6 avril 2018 dans un bistro de Fives.

Pour l'écouter : cliquez-ici / Ou écoutez Radio Campus ce jour, mardi 15 mai, à 14 heures.

Il est consacré aux circonstances de l’accident du TER qui a coûté la vie à deux personnes

En décembre dernier dans le quartier de Lille Fives. Rappelons brièvement les faits : le 15 déc., en début de soirée, quatre amis, Selom, Matisse, Aurélien et Ashraf se trouvent à l’entrée de la cité Saint Maurice à Fives. Vers 21 h. une patrouille de la BST (brigade spécialisée de terrain) débarque, matraques à la main. 

Face à l’arrivée des condés, les jeunes prennent la fuite, escaladent un mur donnant sur les voies, et se font happés directement par un train sur la ligne Lille Calais Dunkerque. Sélom, 20 ans, et Matisse, 18 ans, vont succomber à leurs blessures, les deux autres, Ashraf et Aurélien seront grièvement blessés. Le soir même, comme toujours dans ces cas-là, la machine médiatique et politique se met en place avec un seul et même objectif : Disculper les forces policières et criminaliser les victimes.

Lire la suite : Selom, Matisse, Fives : Un maximum de bruit - Témoignages

Quand l'urgence s'installe

sdfAu rayon des grands vœux pieux, l'objectif « zéro SDF » tient le haut du panier : Sarkozy, Hollande puis Macron s’y sont « engagés », à peu de frais. En pleine veille saisonnière, on a rencontré quelques salarié.es du secteur de l'hébergement. Entre grands principes et réalité de terrain, passage à la loupe d'un secteur où les acteur.trices se retrouvent à essuyer le manque de moyens et les politiques puantes.

Lire la suite : Quand l'urgence s'installe

Fives : quartier prioritaire, quartier en guerre

fives1M. est à peine majeur, il vit à Fives. Le 17 décembre 2017, une interpellation violente lui coûte un séjour à l’hôpital et une condamnation à six mois de taule pour avoir traité les flics d'assassins. C'était deux jours après la mort de deux jeunes, qui ont fui la police et se sont fait happer par un train. Au même moment, deux ados, dont un de quinze ans, subissent 48 h de garde-à-vue, accusés d’avoir tagué un mur en mémoire des deux victimes. Une répression violente, sévère et implacable pour ceux qui osent mettre des mots sur un état de fait : la police commet des homicides en toute impunité. Portrait d’un quartier défiguré par l’occupation policière.

Lire la suite : Fives : quartier prioritaire, quartier en guerre

Sélom et Matisse : La VDN fait le SAV des flics

selom matisseLe vendredi 15 décembre 2017 en début de soirée, Ashraf, Aurélien, Sélom et Matisse se trouvent à l'entrée de la cité Saint Maurice, à Lille-Fives. Vers 21 heures, une patrouille de la Brigade Spécialisée de Terrain débarque et provoque la fuite des jeunes. Ils escaladent un mur donnant sur les voies. Peu après, ils sont happés par un train, sur la ligne Lille-Calais-Dunkerque. Sélom et Matisse vont succomber à leurs blessures, Ashraf et Aurélien sont grièvement blessés1. Le soir même, la machine médiatique et politique se met en œuvre. Objectif : disculper les forces policières et criminaliser les victimes.

Lire la suite : Sélom et Matisse : La VDN fait le SAV des flics

[VIDEO] À Lille 3, les étudiant.es sont expulsé.es par les flics

expulsion de lille 3

Ce vendredi 23 mars, après deux jours d'occupation de l’amphithéâtre B1 sur le campus Pont de Bois de l'université Lille 3, la direction de la fac de Lille est passée une fois de plus à l'action. Après une sommation durant l'après-midi fixant un ultimatum à 17h00 précise, la directrice générale des services, Marie-Dominique Savina s'est présentée aux portes de l'ampli dix minutes avant l'expiration « demandant » aux étudiant.es de partir pour des « raisons de sécurité ». Le collectif d’étudiant.es refuse de partir, et elle ne veut pas entamer de négociation : « Je ne fais que mon travail » argumente-t-elle. Une étudiante argue le fait que « Nous sommes ici tou.tes majeur.es et vaccinés et que déjà par le passé d'autres amphis ont été occupés » [En tête l'amphi Archimède à Lille 1 occupé durant la loi travail]. Il semblerait que la nouvelle présidence de l'université représentée par Jean-Christophe Camart soit moins enclin à ouvrir le dialogue avec les étudiant.es. Mme Savina explique que l'amphi doit être en capacité de « recevoir du public dans de bonnes conditions ». Un étudiant rétorque alors par : « mais c'est nous le public ! ».

Lire la suite : [VIDEO] À Lille 3, les étudiant.es sont expulsé.es par les flics

L'appel du rond-point

rond point« En raison d’un procès sensible, le stationnement est interdit ». En cherchant une place autour de la cour d’appel de Douai, jeudi 26 octobre, on ne peut s’empêcher de frémir. Un procès sensible ? Un mafieux, un banquier, un politique serait-il jugé aujourd’hui ? Curieux hasard : c’est ce même jour que se tient le procès en appel des inculpés du rond-point des Postes. Accusés d’avoir bloqué les voies et d’y avoir brûlé des pneus lors des mouvements contre la loi travail, ils sont cinq à avoir contesté leur condamnation devant la cour d’appel. Ambiance potache et dialogue de sourds.

Lire la suite : L'appel du rond-point

Pas d'outrage pas d'paye !

outrages« All cops are bastards », « mort aux vaches », « un flic, une balle », « fumier » . Scandés en manifs ou tagués sur les murs de nos villes, ces (é)cri(t)s de rage contre la police fleurissent avec la rentrée sociale. Mais ils apportent un tas d’emmerdes à qui se risque à les exprimer, quand les flics en font leur treizième mois.

Lire la suite : Pas d'outrage pas d'paye !

Bienvenue au collège d’Alcatraz

CollegeMoulinsHD 1Que trouve t-on derrière les grilles austères du collège de Moulins, inauguré à la rentrée scolaire 2015 ? La communication officielle envoie du rêve : « Le collège est à la fois ouvert sur la ville et se déroule en anneau autour d’une cour centrale, un cœur calme et vert, orientée plein sud. » Cet établissement haute qualité environnementale, réalisé par l'agence Chartier-Dalix, a coûté la bagatelle de 21 millions d'euros à la ville de Lille et au conseil général du Nord. Ce petit coin de paradis organise une matinée portes ouvertes le 4 février dernier : on n’aurait manqué ça pour rien au monde1 !
 
Lire la suite : Bienvenue au collège d’Alcatraz

Intervention de la police : un animateur dans le coma

fourgon de la mort4
 
10 mai. 14h 45. Vieux Lille.

Des jeunes font des allers-retours en motocross sur la plaine Winston Churchill. Churchill, c'est le nom de la résidence de 8 tours et de 400 foyers située à la périphérie nord du Vieux Lille. Là où vivait Hakim Djelassi, tué en toute impunité après son passage dans un fourgon de police en 2009. C'est là aussi où est retrouvé, ce mercredi 10 mai, Johnny, inanimé, la tête ensanglantée, suite à une intervention des forces de l'ordre. Johnny est toujours dans le coma à l'heure où l'on écrit ces lignes. Accident ? Violences policières ? On est allés à la rencontre des habitant.es du quartier pour comprendre ce qu'il s'est passé.
Lire la suite : Intervention de la police : un animateur dans le coma

La mairie de Lille intente un procès à La Brique

crieeLe 4 octobre à 14h, La Brique comparaîtra devant le tribunal de police. L'accusation ne porte ni sur une injure, ni sur une diffamation, mais sur son mode de vente : la criée sur les marchés. Il faut dire qu’à Wazemmes ou à Sébasto, le journal a ses habitudes. Depuis neuf ans, la sortie de chaque numéro se fait, entre autres joyeusetés, aux cris de « plus fort que la Voix du Nord, plus vénère que Nord Éclair », de « sans publicité, sans subvention, sans concession ». Notre canard est coupable d’avoir enfreint l’article 43 d'un obscur arrêté pris par Aubry en 2004 qui prévoit que « dans le but de préserver la sécurité et la tranquillité publique, l'accès aux marchés est interdit aux véhicules publicitaires, cortèges, vendeurs et distributeurs de journaux, tracts de toute nature et de prospectus à caractère publicitaire ». Votre feuille de chou n’aurait pas sa place sur un marché !
 
Lire la suite : La mairie de Lille intente un procès à La Brique

Des apprentis pâtissiers réclament « leur part du gâteau »

ours patissierÀ Boulogne-sur-Mer aussi, le mouvement se met en place. Les jeunes lycéen.es et étudiant.es du Boulonnais, avec l'aide militante de La Mouette enragée1 – média communiste libertaire – occupent l'espace public, prêt.es à en découdre avec le gouvernement Valls et sa loi travail. Cette mobilisation donne à voir les différentes formes de répression policière, durant ou en dehors des manifestations.
 
Lire la suite : Des apprentis pâtissiers réclament « leur part du gâteau »

De quelle violence parle-t-on ?

ACAB

Après plus de deux mois de mobilisations contre la loi travail, le gouvernement décide de sortir l'artillerie lourde à l'Assemblée nationale… et dans la rue. À l'Assemblée, la clique hollandienne sort le 49.3, petit bijou anti-démocratique, qui fait tomber le masque d’une représentativité d’une classe qui ne représente plus rien ni personne. Dans la rue, c'est à grands coups de lacrymo, de grenades de désencerclement et de tirs de flash ball que le gouvernement a décidé d'en finir avec le mouvement social contre la loi travail.

Lire la suite : De quelle violence parle-t-on ?

Les deux de la CNT, procès du 25 mai

CNT2Le mercredi 25 mai les deux militants arrêtés suite à la manif du 20 avril dernier passent en procès après un mois de contrôle judiciaire. Si l’un des deux militants a été relaxé, l’audience, présidée par le juge Trévédic1, n’incarne pas moins un bel exemple d’une justice arbitraire aux ordres d’un État policier.

L'article sur le premier procès se trouve ici.

 

Lire la suite : Les deux de la CNT, procès du 25 mai

La peur au cœur de la machine démocratique

page04Détendez-vous ! Pour votre sécurité, vous n'aurez bientôt plus de libertés… Tel pourrait être le slogan du gouvernement alors que l'état d'urgence est en passe d'être inscrit dans la Constitution. Dernière manifestation en date d'une dérive sécuritaire sans limite où la peur est devenue un dispositif politique implacable de contrôle et de soumission des populations.

Lire la suite : La peur au cœur de la machine démocratique

Organiser le pessimisme

policesDepuis les attentats du 13 novembre, difficile de s'y retrouver face à l'afflux de sentiments, d'images, et de mots. Ça défile, et ça défile sec. Nous n'avons eu que peu de temps pour ressentir et réfléchir, et il va nous en falloir encore beaucoup. Le gouvernement lui n'a mis que quelques heures avant d'exploiter cette fenêtre pour imposer un programme ultra-sécuritaire inspiré de fantasmes extrême-droitiers. Alors que nous ignorons à présent quand nous pourrons sortir de « l'état d'urgence », notre réaction doit être à la mesure de ce qui est en train de se jouer.
Lire la suite : Organiser le pessimisme

Vendeurs de roses, bouquets de tonfas

vdrderoses1200dpi 1Débuté début octobre, le procès des deux policiers accusés de racket envers les vendeurs de roses lillois vient de s'achever. Jugés coupables, les flics écopent respectivement de 3 ans et 18 mois de prison ferme. A cette occasion, voici l'article publié en juin 2015 dans La brique.

En mars 2013, les médias locaux et nationaux braquent les projecteurs sur les vendeurs de roses lillois. Ils relatent les violences policières qu’ils ont subies à plusieurs reprises. Ces demandeurs d’asile politique originaires du Bangladesh ont été les proies d’agents de la police aux frontières de Lille. La justice tarde à rendre son verdict. Retour sur cette histoire qui en dit long sur le climat puant de notre « belle France » et sur  ceux que l’on croise dans nos soirées festives mais dont on ne sait rien.

Lire la suite : Vendeurs de roses, bouquets de tonfas

Lahoucine : seule la lutte paye

achille police3 1À Montigny-en-Gohelle, le 28 mars 2013, Lahoucine Aït Oumghar, 26 ans, était abattu devant chez lui de cinq balles tirées par la police. Les habitants du quartier de la Fosse du 7 ne veulent pas oublier.

Lahoucine, revendeur de voitures en auto-entrepreneur – fils de mineur immigré - passe une nuit dans un hôtel près de Cambrai. Visiblement énervé de sa nuit, il en demande le remboursement à la réceptionniste, ciseaux en main. Elle lui répond qu’il n’y a pas d’argent dans la caisse, le jeune homme repart en colère sans s’éterniser. Il prend la route pour Montigny. Pendant ce temps, la réceptionniste raconte l’altercation à sa supérieure. Cette dernière l’incite à appeler la police, parlant d’un “braquage”. La sûreté de Cambrai est prévenue, une voiture de quatre flics se rend à Montigny pour interpeller Lahoucine. Trois d'entre eux, en civil, sortent de leur voiture. Lahoucine s’en serait pris à l’un d’eux avec les ciseaux. Malgré leur supériorité numérique et le port de gilets pare-balles, les 3 flics font feu sur Lahoucine. Il tombe à quelques mètres de chez lui, cinq balles dans le corps.

Lire la suite : Lahoucine : seule la lutte paye

Lille en résistance

resistancesSyndicats, associations, collectifs, à Lille, ce sont ces militant-es qui portent la résistance contre les idées d’extrême-droite dans les entreprises, les facultés, les écoles, la rue. La Brique a voulu rencontrer certaines de ces orgas qui figurent en première ligne afin de leur laisser la parole sur leurs actions et leurs combats.

L’année écoulée aura été marquée par les diarrhées verbales sur les Rroms, La Manif Pour Tous, Dieudonné, les résultats électoraux du Front National, des médias hallucinants de complaisance... Autant de supports à la haine qui aboutissent à une banalisation des discours et d’idées racistes, homophobes, islamophobes, dans tous les pans de la société. L’homophobie devient une opinion, le racisme est partout chez lui : « à l’hôpital, la préfecture, la mairie, chez le médecin, dans la rue... », nous diront les sans-papiers. Partout où la République étant son bras, en somme.

Lire la suite : Lille en résistance

Page 1 sur 5

Rechercher

logo jemabonne

En brèves

  • Lettre ouverte des étudiant.es dubliné.es

    "Nous sommes des étudiants exilés inscrits dans les différentes facultés de Lille sur ses 3 campus : Cité scientifique, Pont de bois et Moulins. Nous ne sommes pas dans le programme Pilot de l’Université de Lille. Notre demande d’asile a été enregistrée par la Préfecture en procédure...

    Lire la suite...

  • La Brique n°54 sur les ondes

    Le jeudi 29 mars, La Brique présentait son dernier numéro "L'erreur est urbaine", au Alt'O Post à Fives. Cette présentation a été réalisée en présence de l'APU Fives ainsi que de la maman de Sélom. Ce dernier a été happé par un TER avec son ami Matisse, alors qu'ils fuyaient une brigade de police....

    Lire la suite...

  • 10 Avril - Faidherbe doit tomber

    Le 10 avril prochain à la MRES, le collectif Afrique, Survie Nord, le FUIQP 59/62 et l'Atelier d'Histoire critique lanceront officiellement leur campagne "Faidherbe doit tomber". L'objectif, à l'image des campagnes états-uniennes de l'été dernier visant à déboulonner les statues des généraux...

    Lire la suite...

  • Les Pimkie piqué.es au vif !

    Le 8 janvier dernier, le groupe Mulliez annonçait profiter de la nouvelle loi Macron visant « à simplifier l'embauche » pour supprimer des postes dans l'une de ses entreprises : Pimkie. Grâce aux ordonnances Macron, c'est au total 208 suppressions de postes qui étaient annoncées, et 37 fermetures...

    Lire la suite...

  • Pour les FFOC, cétacé !

    Les femmes des forces de l'ordre en colère (FFOC, ceci n'est pas une blague) étaient devant le commissariat central de Lille le 7 janvier dernier pour dire non, non et non aux policier.es victimes d'agressions. Si peu de temps après que Sélom et Matisse soient morts en fuyant la police, La Brique a...

    Lire la suite...

  • COMMUNIQUÉ DU COLLECTIF DE RÉSISTANCE À LA SÉLECTION

    A la suite de l'Assemblée Générale de lutte contre la sélection (25/01/2018) L'Assemblée Générale qui a eu lieu ce jour contre la sélection à l'université, et plus largement contre le plan étudiant, a réuni une centaine de personnes. Elle nous a permis de revenir en détail sur toutes les réformes...

    Lire la suite...

  • Soutenez la presse libre

    Ce qu'il faut défendre ! Alerte ! Le mensuel marseillais (national) CQFD est en galère. Avec la suppression de leurs deux emplois aidés et la baisse lancinante de leurs ventes en kiosque et par abonnement, le canard au chien rouge a besoin de soutien pour poursuivre son combat. "Pas de sub ni de...

    Lire la suite...

  • La Brique sur les ondes

    La Brique, notre journal sans peur, sans reproche, sans publicité, sans subventions, sans concession était sur les ondes de Radio Campus Lille le 23 décembre 2017. Interview depuis un des petits salons du Casinos Barrière, on fait le point sur le numéro 52. Pour écouter l'émission, c'est par ici...

    Lire la suite...

  • Justice pour Selom et Mathis

    Communiqué du collectif Contre la Répression des Individus et des Mouvements d'Emancipation (le CRIME)   "Ce qu'il s'est passé vendredi 15 décembre à la cité Saint-Maurice à Fives   Il y a des textes qu'on aimerait ne pas devoir écrire. Vendredi 15 décembre vers 21 heures, quatre jeunes ont été happés par...

    Lire la suite...

  • Exposition "zones polluées... Et après ?"

    Exposition "zones polluées... Et après ?". Photographies de Marine Vial. Vernissage le mardi 28 novembre dès 18h à l'Ecart, 26 rue Jeanne d'Arc - Lille  

    Lire la suite...